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Maintien à domicile et accessibilité Le maintien à domicile s’apparente trop souvent à un confinement à domicile. Certains n’aiment pas l’expression « maintien » et lui préféreraient « soutien », mais, en l’état actuel de la situation le mot « maintien » est juste car il correspond à une réalité : lorsque l’on est « maintenu » à domicile, souvent on n’en sort plus faute de structures le permettant. Chaque commune, devrait faire une enquête auprès des personnes « maintenues » à domicile. Questions : -Depuis quand ne pouvez-vous plus sortir de chez vous ? -Si des aménagements devaient se faire pour faciliter votre retour à une vie sociale, que souhaiteriez-vous en priorité ? (Au besoin proposer une liste pour le cas où les idées ne viendraient pas à la personne) Ce que nous savons aujourd’hui des difficultés rencontrées : -manque de commerces de proximité -de moins en moins de possibilité de retirer de l’argent à un guichet de banque -de moins en moins de guichets pour la distribution de tickets de métro remplacés par des distributeurs automatiques inadaptés aux personnes âgées. - ascenseur et logement inadaptés au fauteuil roulant. -l’impossibilité d’aller jusqu’au bus de monter dans le bus (même si le trottoir est aménagé pour en faciliter l’accès, il n’est pas rare que des voitures stationnées empêchent le bus d’approcher jusqu’au bord du trottoir ou même que le bus ne s’approche pas suffisamment du bord par manque d’attention) -l’inexistence dans certaines villes de transports facilitant l’accès au centre ville -disparition des bancs pour les personnes qui souhaiteraient encore faire quelques pas dans le voisinage mais qui fatiguent vite - abandon par les clubs « Seniors » de ceux qui ne peuvent plus venir -peur de traverser une rue car le temps de passage laissé aux piétons fragilisés est trop court - trottoirs inadaptés pour les personnes qui marchent avec deux cannes ou pour ceux en fauteuil roulant ; ils sont étroits et encombrés - métros ou trains inaccessibles pour la plupart -pas de places de parking de proximité du lieu d’habitat ou du commerce, pour ceux qui pourraient encore conduire, mais qui n’entrent pas dans la catégorie des handicapés et qui pourtant ont de la peine à se déplacer à pieds et à se charger. Cette liste n’est pas exhaustive, mais pour la compléter il faut consulter les personnes concernées. On constate souvent qu’ en allant vers les personnes âgées, on obtient un résultat différent de ce que l’on présumait sur leurs besoins. Remédier aux difficultés ci-dessus et à celles non répertoriées parce que non connues, c’est repousser le moment où la personne s’enfermera définitivement chez elle et s’enfoncera petit à petit dans la dépendance à l’autre. On pourra parler de soutien à domicile le jour où, grâce à un environnement adapté, la personne âgée conservera un lien social et ne sera plus « maintenue » à domicile. Quelques pistes : En ce qui concerne le manque de continuité dans les clubs Seniors, il faudrait, comme l’a proposé la Fondation de France une « Charte des clubs » incluant l’aide aux plus seuls ou handicapés. Pour ce qui est des traversées des voies de circulation , en allouant un temps suffisant aux personnes lentes (handicapées ou âgées) on pourrait peut-être étudier la prochaine génération de feux avec une double possibilité. Ceci permettrait d'allouer un temps jugé raisonnable pour les personnes valides - comme actuellement - sans aucune manœuvre, afin de ne pas systématiquement ralentir la circulation et d'allouer un temps supplémentaire à la demande par pression sur un bouton d'appel placé à une hauteur accessible aux handicapés en fauteuil roulant. Un tel dispositif serait intéressant également pour les accompagnant de groupes d'enfants, afin de ne pas "couper les rangs". Les personnes âgées qui conduisent encore leur voiture mais ne sont pas reconnues comme handicapées nous demandent que soit étudiée au niveau national, la possibilité d’obtenir une carte de priorité ou de stationnement pour les gens « pas tout à fait » handicapés mais ayant des difficultés de motricité. Cette incapacité à se rendre près des commerçants les oblige à abandonner la conduite et à se retrouver dépendantes d’autres personnes, à leur grand regret. (Ceci semble acquis : arrêté du 13 mars 2006, modifié lui-même par l'arrêté du 5 février 2007) Il faut tout mettre en œuvre pour maintenir les commerces de proximité . Il est parfois rétorqué « Les personnes âgées peuvent se faire livrer leurs courses », ce à quoi elles répondent « Nous souhaitons pouvoir continuer de voir les produits que nous voulons acheter, et sortir ». Certains maires ont déjà pris conscience du problème en prenant en charge les murs et en mettant à disposition d’un gérant un local de type Supérette. On pourrait penser qu’aucune grande surface ne puisse obtenir d’autorisation sans gérer par ailleurs un dépôt de proximité pour les personnes sans moyens de transports. La personne âgée a de plus en plus de difficultés à faire son code pour un retrait DAB , voire à le mémoriser. Son indépendance est au prix d’une mise à disposition dans un lieu public, par un agent, de l’argent dont elle a besoin. Même remarque pour la distribution de tickets de métro. Toutes les constructions nouvelles doivent prévoir le handicap en matière de largeur de portes et avoir un ascenseur accessible au fauteuil roulant. Faciliter les petits transports collectifs à la demande comme cela se pratique déjà dans certaines régions. Mettre fin aux stationnements anarchiques en particulier sur les trottoirs. Encourager le plus de communes possibles à signer la Charte « Ville-handicap » et surtout à la respecter en les aidant, si nécessaire dans le financement des aménagements indispensables. Ce qui convient aux handicapés jeunes est généralement aussi adapté aux personnes âgées. Puisque les bancs publics de « Brassens » ne sont plus les bienvenus pour les raisons que l’on sait, nous proposons aux municipalités un siège dans un matériau adapté, à placer à distances régulières pour faciliter la petite promenade nécessaire aux personnes âgées (Nous avons vu des personnes âgées reprendre leur souffle assises sur les coffrets de France Telecom que l’on trouve à distance régulière sur les trottoirs !) Ces sièges seraient aussi les bienvenus dans les marchés et centres commerciaux. On peut aussi très bien imaginer, comme cela existe dans la ville de Montbéliard, qu’il y ait dans chaque quartier des « référents » ou « veilleurs » capables de repérer les problèmes des personnes âgées du quartier et de les signaler au CCAS. Ces bénévoles seront le lien entre la ville et le quartier en se faisant aussi le rapporteur des nouvelles locales. Il s’agit de créer un véritable « maillage social » sur tout le territoire. VE DI BE - 13 rue de la Roue - 92190 Meudon Tél : 01 45 34 35 51 Mardi et jeudi de 9h à 12 h
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