COMMUNIQUE DE PRESSE Pour des Assises de la gérontologie A l’automne dans le département L’association BVE 64 (Bien Vieillir Ensemble dans les Pyrénées Atlantiques) a tenu son assemblée générale, mercredi après-midi à la Maison des Associations de Bayonne. Elle a une nouvelle fois dénoncé dans ses rapports moral et d’activité les manques existant dans le département tant en nombre de lits de maisons de retraite que de personnels qualifiés auprès des résidents. Le taux d’encadrement, tous personnels confondus, est de 0,57 équivalent temps plein pour 1 résident, là où les besoins varient de 0,8 à 1 personnel pour un résident. Jo Labazée, le conseiller général du canton de Thèze, a annoncé à cette occasion que son groupe proposerait à l’exécutif départemental la tenue à l’automne d’Assises sur le sujet. Le « patron » des conseillers généraux de gauche (ils sont 26, à égalité avec ceux du MODEM et de l’UMP) estime en effet que l’élaboration du futur Schéma gérontologique départemental (2011-2015) doit être préparée par des Assises réunissant tous les acteurs de terrain, notamment des associations telle que BVE 64 ou celles de directeurs d’établissement telle que l’AD-PA. A l’issue de cette assemblée générale, Christian Aguerre a cédé sa place de président de BVE 64 à Guy Armantier. Il en restera le vice-président. ********************************** ASSEMBLEE GENERALE DU 14 AVRIL 2010 RAPPORT MORAL Guy Armantier vous présentera le rapport d’activités de notre association au cours de l’année écoulée. Vous le verrez, il est riche d’une activité que nous avons voulue centrée autour de deux thèmes : le renforcement de BVE 64 par l’augmentation du nombre de ses adhérents ; son implication dans l’actualité et la vie institutionnelle départementale, là où nous pouvons faire entendre notre voix et nos demandes. C’est un terrain d’action important, fondamental, pour une association telle que la nôtre. Vous le savez, la situation n’est guère brillante dans les Pyrénées Atlantiques. Ce département, il y a quelques années, a fait le choix malheureux d’un moratoire dans la réalisation de maisons de retraite. Résultat : quand, au bout de six ans, les « vannes » ont été de nouveau ouvertes, c’est le secteur privé qui a été le premier à répondre. Mais sans que cela apporte une réponse adaptée à une demande émanant pour beaucoup de personnes âgées à revenus modestes. Quand le secteur public ou associatif s’est à son tour manifesté il s’est retrouvé confronté à la baisse des engagements de l’Etat. Une occasion, en son temps, a été manquée et les manques qui en résultent se font aujourd’hui sentir. Le schéma gérontologique des Pyrénées Atlantiques qui a été lancé ensuite, en 2006, sera en effet impossible à tenir et l’on sera très loin, en 2011, lors de son échéance, des objectifs : 1435 places nécessaires recensées ; 1000 ayant reçu l’aval du conseil général ; 350 seulement celui d’ l’Etat et 77 réalisées à mi-parcours !... Il sera réalisé pour ce qui concerne le taux d’encadrement des résidents en personnels qualifiés avec 0,57 personnel pour un résident. Mais l’on reste loin du compte, celui de 0,8 ou de 1 pour 1 dans les établissements où les taux de dépendance sont les plus élevés. Et encore s’agit-il là de ratios qui recouvrent tous les types de personnel, du directeur au cuisinier ou au jardinier, en passant par les infirmières et les aides-soignants. Le véritable taux d’encadrement à prendre en compte devrait être celui des seuls soignants pour lesquels la fédération hospitalière de France estime qu’ils devraient être de 0,6 pour un résident afin de « bien traiter » celui-ci. Or, dans le département, ce taux ne semble pas dépasser le 0,3 pour un ! Voilà, à grandes lignes pour la situation locale. Une situation qui ne devrait pas énormément s’améliorer si l’on entend bien les plaintes qui viennent d’un peu partout dans les conseils généraux face aux difficultés financières que leur cause le désengagement de l’Etat. Une situation qui va demander toute notre attention. Mais je voudrais ici surtout insister sur un troisième point, plus général, et qui va devoir, lui aussi, retenir toute notre vigilance dans les temps qui viennent : celui de la mise en place de ce que l’on a appelé le « 5ème risque » et qui permettrait de couvrir les dépenses liées à la perte de capacités, d’autonomie des personnes âgées. C’est une idée ancienne, qui court depuis 20 ans ; qui a été relancée en 2007 par le président de la République et qui aurait dû trouver une réponse en 2010 ; mais qui sera très vraisemblablement repoussée après une réforme, non moins aussi fondamentale à mettre en œuvre, celle des retraites. Les deux sont pourtant liées. Elles relèvent toutes deux de la conception que l’on a de la société, du vivre ensemble, de la solidarité. En clair du « dis moi comment tu traites tes vieux, ou tes retraités, et je te dirai qui tu es » Il faut dans ce dossier retenir quelques idées de base : 1 / l’espérance de vie s’accroit et avec elle, le nombre de personnes âgées, donc des besoins de santé et d’aide qui leur sont attachés. C’est un phénomène de société « lourd » auquel il faut apporter des réponses 2 / la vieillesse n’est pas une maladie. Il s’agit seulement de soigner les maladies des personnes âgées comme on soigne celles des autres. 3 / tout ceci a un coût et il va augmenter. Toute la question est de savoir comment notre société va vouloir le prendre en charge. 4 / autant l’affirmer et le redire : BVE 64 et sa fédération, la FNAPAEF, considèrent comme devant rester intangible le principe de la solidarité nationale en ce qui concerne la santé et le handicap, sans discrimination, notamment concernant l’âge. C’est sur ce terrain que nous nous battrons afin de défendre ce principe et le faire appliquer. Plusieurs éléments doivent aujourd’hui nous tenir en alerte. Le plus inquiétant d’entre eux est ce rapport d’une commission du Sénat chargée de trouver des recettes au financement de ce « 5ème risque ». Il date de la mi-2008 ; il a été mis en sommeil, mais la secrétaire d’Etat aux personnes âgées y revient régulièrement depuis. Il préconise tout simplement de créer un gage sur succession pour avoir droit à l’APA : au-delà d’un patrimoine de 150 000 euros (le prix d’une modeste maison), le gage sera perçu. Une sorte de taxe sur les successions alors qu’elle a été supprimée ou fortement réduite. Mais une taxe qui ne serait versée que par les personnes âgées en perte d’autonomie. Ce même rapport en appelle à nouveau au système des assurances privées pour financer la dépendance et fait fi de la solidarité nationale qui devrait couvrir les soins liés aux maladies de la vieillesse. Il prévoit encore de maintenir la barrière d’âge des 60 ans pour définir la notion de handicap : jusqu’à 59 ans et 364 jours, la personne atteinte d’un handicap est- considérée comme telle ; à 60 ans et un jour, la personne est considérée comme personne âgée dépendante. Et cela change tout : avant 60 ans, elle a droit à la Prestation de compensation de handicap ; après 60 ans, elle a droit à l’APA. Et ces deux allocations ou prestations n’ont rien à voir quant à leur montant. Avec la seule APA, qui est censée couvrir la « dépendance », le reste à charge, tant en soins qu’en aide familiale, est très important pour la personne âgée, qu’elle vive à domicile ou en établissement. Autre élément : la toute récente ratification par la France de la Convention internationale des personnes handicapées adoptée par l’ONU le 13 décembre 2006. Il était temps, direz-vous. En tout cas, ce n’est pas anodin car cette convention « garantit la pleine jouissance des droits de l’homme aux personnes handicapées, sans discrimination ». Notamment sans discrimination d’âge. Cela rejoint, mais en la contredisant, cette idée qu’ont eue les sénateurs de vouloir maintenir cette discrimination par l’âge. Cela rejoint et cette fois-ci en la confortant, la loi « handicap » du 11 février 2005 qui fixait pour objectif la suppression de ce cap fatidique des 60 ans d’ici 2010. Or nous sommes en 2010 et l’on ne voit toujours pas poindre la convergence des systèmes de compensation, la PCH d’un côté et l’APA de l’autre. C’est-à-dire que la situation des personnes âgées les plus dans le besoin, ayant le moins de ressources, n’est pas prête de s’améliorer. Je crois que nous sommes entrés dans une phase où notre attention doit être extrême, où il va falloir aussi se battre. Encore et toujours. Attendre 4 ans pour ratifier une convention de l’ONU ; attendre 5 ans pour ne toujours pas voir une loi entrer dans les textes ; attendre 4 ans pour ne toujours pas voir se réaliser les objectifs du Plan Solidarité Grand Âge de 2006 en termes de taux d’encadrement des résidents en maison de retraite par du personnel qualifié Combien faudra-t-il encore d’années pour voir cette fameuse convention onusienne entrer dans la loi en France alors que ses propres lois ne sont même pas appliquées ? « la France a 30 ans de retard en matière de politique de la vieillesse », disait Xavier Bertrand à une époque où il était ministre du Travail et de la Solidarité sociale. Eh bien, ça ne s’arrange pas. Les quelques éléments que je viens de citer le confirment : ça continue même. Nous sommes pourtant persuadés qu’il existe des solutions budgétaires et fiscales. L’exemple des pays de l’Europe du Nord doit pouvoir nous y aider. Et, répétons-le, c’est dans la solidarité nationale, par la taxation de tous les revenus, la fin des exonérations de droits sur les successions, de toutes les successions et pas seulement des seuls revenus et des seules successions des personnes âgées- que l’on trouvera les moyens nécessaires pour respecter la dignité des personnes âgées en perte d’autonomie. C’est là un débat national qui doit s’engager. A BVE 64, nous y sommes prêts. ************************************************** Rapport d’activité soumis à l’Assemblée générale du 14 avril 2010 L’activité de l’association « Bien Vieillir Ensemble 64 » est restée très soutenue tout au long de l’année 2009 : -Plusieurs réunions d’information ont été organisées dans des maisons de retraite du département qui ont permis à « BVE 64 » de rencontrer les résidants, leurs familles, des directeurs d’ehpad et le personnel de ces établissements ; -13 janvier 2009 : le président et le vice-président ont été reçus par le directeur-adjoint de la Direction de la Solidarité départementale et la directrice du Service des personnes âgées au Conseil Général, à PAU ; -Le 19 mai, trois membres du Bureau ont participé, à SALIES de BEARN, avec les représentants de nombreuses autres organisations dont l’association des directeurs de maisons de retraite, la Fédération Hospitalière de France, l’Union Régionale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux l’URRIOPSS -, pour ne citer qu’elles, à une réunion préparatoire à l’action d’ampleur nationale du 29 juin suivant ; -Participation à la journée nationale d’action du 29 juin 2009 contre la tarification dite à la ressource instituée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. En gros, il s’agissait de protester contre une forme de forfaitisation de la prise en charge des soins associée à un élargissement de la liste des produits et prestations intégrés au tarif qui aurait permis à l’Etat de faciliter les reports de charges sur les tarifs hébergement que les résidents devront payer dans leur prix de séjour. Bref, on aurait demandé aux personnes âgées une participation financière accrue alors, précisément, que nous ne cessons de revendiquer une réduction de ce reste à charge des résidants. Localement, les organisations participantes à cette journée nationale d’action ont pu exprimer leur point de vue lors d’une conférence de presse tenue à PAU ainsi que par l’intermédiaire d’une délégation reçue à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques ; -Organisation de plusieurs campagnes de sensibilisation et d’alerte des élus du département -députés, sénateurs et conseillers généraux portant, notamment, sur les sujets suivants : •Dégradation des conditions de vie de nombreuses personnes âgées, qu’elles vivent à leur domicile ou qu’elles résident en ehpad ; •Insuffisance de personnel qualifié pour s’occuper de ces mêmes personnes ; •Refus du projet de décret promouvant la libéralisation des tarifs dans les maisons de retraite et, du même coup, accroissant le laissé à charge déjà trop élevé des résidants. Ce texte gouvernemental prévoyait, en effet, que « les gestionnaires pourraient fixer librement les tarifs afférents à l’hébergement pour les résidents non bénéficiaires de l’aide sociale départementale ». Sous l’égide de la FNAPAEF à laquelle notre association est affiliée, « BVE 64 » a alerté tous les parlementaires et conseillers généraux des Pyrénées-Atlantiques sur les dangers de ce projet et leur demandé de s’y opposer. Cette action déterminée a été payante puisque, le 19 août 2009, Mme NORA BERRA, Secrétaire d’Etat aux Aînés, a finalement admis qu’il était « hors de question de libéraliser les tarifs d’hébergement des maisons de retraite » et que, « comme aujourd’hui, les Conseils généraux continueront de fixer les tarifs pour chaque établissement ». Victoire, donc, sur cette question, mais victoire fragile, toujours susceptible d’être subrepticement remise en cause à tout moment et qui nous impose de rester plus que jamais extrêmement vigilants. •Dénonciation du non respect par les pouvoirs publics de la loi du 11 février 2005 prévoyant la suppression des dispositions de cette loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d’âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux. Cette action a été lancée à la fin de l’année 2009 mais concernera surtout 2010. On vous en donnera donc les résultats lors de notre prochaine AG. On peut néanmoins vous annoncer d’ores et déjà qu’elle nous a valu, en retour, de nombreuses manifestations de soutien parmi lesquelles on citera celles des Mme JARRAUD-VERGNOLLE, BOROTRA et CAZALET, tous les trois sénateurs des PA, ainsi que des députés Jean GRENET, David HABIB, Jean LASALLE, Martine LIGNIERES-CASSOU et Daniel POULOU. M. Xavier DARCOS, enfin, alors Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, nous a assuré que, suite l’intervention de notre association, il avait « immédiatement demandé a (ses) services de faire procéder à un examen attentif de ce dossier. » -En septembre et octobre 2009, l’association « Bien Vieillir Ensemble 64 » a lancé une vaste campagne d’information et de sensibilisation des députés, sénateurs et conseillers généraux du département sur les conditions de vie dégradées de nombre de personnes âgées en perte d’autonomie, et, notamment, sur l’insuffisance de personnel qualifié mis à leur disposition. S’agissant plus particulièrement des conseillers généraux, il leur était expressément demandé de bien vouloir nous faire connaître s’ils étaient « d’accord pour inscrire au premier rang des objectifs prioritaires du prochain schéma gérontologique départemental pour 2011/2016, la mise à la disposition de chaque résidant en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, d’au moins : •0,8 (équivalent temps plein) agent qualifié, •Et de 1 agent qualifié pour les résidents en ehpad dont le GIR moyen pondéré atteint 800 ». Ces « interpellations » nous ont, là encore, valu de nombreuses réponse et prises de position, voire d’engagements pour l’avenir. On ne les citera pas toutes. Parmi les plus représentatives, celle de : -M. Jean GRENET, député des Pyrénées-Atlantiques, maire de Bayonne qui, suite à nos courriers, a immédiatement déposé deux questions écrites à la Ministre de la santé et des sports pour l’alerter sur l’insuffisance de personnel qualifié et les difficultés de tous ordres, notamment financières, rencontrées par les personnes âgées et leurs proches et lui demander « les mesures qu’elle entend prendre pour améliorer cette situation ». -Celle de Mme LIGNIERES-CASSOU, députée des Pyrénées-Atlantiques, maire de PAU qui, elle aussi, a décidé d’alerter le Gouvernement par le moyen d’une question écrite à la Secrétaire d’Etat aux Ainés pour protester contre toute tentative de basculement de prestations de soins et de dépendance sur le tarif hébergement, augmentant ainsi le « reste à charge » des résidants dont la situation financière et morale est vécue comme de plus en plus difficile par la majorité d’entre-eux . -Celle de M. Jean CASTAINGS, président de Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, s’associant, tout d’abord, à notre « point de vue selon lequel la tarification des structures d’hébergement habilitées à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale doit demeurer sous la responsabilité du Département afin d’éviter toute discrimination liée aux revenus ». M. CASTAINGS indique également que, comme « BVE 64 », il « ne peut qu’adhérerau principe d’un encadrement et d’une prise en charge des personnes âgées par des personnels qualifiés, compétents et en nombre suffisant ». A ce propos, le Président du Conseil Général précise, dans une lettre qu’il nous a adressée le 19 novembre 2009, que les dispositions spécifiques prises par l’Assemblée départementale « ont notamment permis de recruter des personnels directement affectés à la prise en charge de la dépendance et d’atteindre le taux d’encadrement moyen des établissements ayant signé une convention tripartite, soit 0,57 agent par lit et place ». Faut-il vous dire que, pour nous, à « BVE 64 », ce taux d’encadrement de 0,57 dont semble se satisfaire le Président de l’Assemblée départementale est loin du compte et que notre objectif reste celui de 0,8, minimum, annoncé en 2006 par le Gouvernement dans son « Plan solidarité grand âge ». Nous aurons l’occasion, notamment dans le rapport d’orientation que nous vous exposerons dans quelques instants, de revenir sur cette revendication fondamentale. -Celles de plusieurs élus de l’opposition, parmi lesquelles on citera Mme Annie JARRAUD-VERGNOLLE, sénatrice, adjointe au maire d’ANGLET, du « Groupe de la gauche » du Conseil Général, de M. David HABIB, député, et de M. Guy MONDORGE, conseiller général adjoint au maire d’ANGLET, vice-président de la Communauté d’agglomération BAB. Tous nous assurent de leur ferme soutien à notre action, tant au plan national que départemental, et de leur opposition déterminée à toute réforme de la tarification ayant pour effet d’accroître l’effort financier demandé aux personnes âgées et à leurs familles. Pour ce qui est de l’amélioration des conditions de vie de ces mêmes personnes âgées, et du personnel qualifié pour y parvenir, M. MONDORGE nous assure qu’il sera « très vigilant aux choix budgétaires qui seront faits par le CG 64 pour 2010 et les années à venir, et que l’ensemble des conseillers généraux de gauche sont dans la même démarche ». Le « Groupe de la Gauche » du Conseil Général, quant à lui, confirme que l’insuffisance de personnels qualifiés porte préjudice aux conditions de vie et d’hébergement des usagers. « Par conséquent, affirme t-il dans la lettre adressée le 2 décembre 2009 à « BVE 64 », nous vous soutenons pour en faire l’un des objectifs prioritaires du prochain schéma gérontologique pour la période 2011/2016 ». -A propos, précisément, de la préparation du prochain « schéma gérontologique départemental » couvrant la période 2011/2016, le président et le vice-président de l’association « BVE 64 », tous les deux membres du Comité départemental des retraités et des personnes âgées des Pyrénées-Atlantiques CODERPA - ont mené au sein du Conseil Général une action soutenue tout au long de l’année 2009 afin que, là aussi, soit reconnus les droits des personnes âgées fragilisées et améliorée leur situation. (Rappelons que le CODERPA est un organisme consultatif appelé à participer à l’élaboration et à la définition des grandes orientations du schéma gérontologique départemental. Ce « schéma », quant à lui, doit définir la politique gérontologique du département, c'est-à-dire les orientations et les actions à mettre en œuvre en direction des personnes âgées, notamment les plus fragilisées, pour les cinq années à venir). Au sein de ce CODERPA, cinq groupes de travail ont été constitués : •M. AGUERRE, président de notre association, s’est vu confier le « pilotage » de deux d’entre-eux, créés pour élaborer un « Guide des seniors » ; •M. ARMANTIER, vice-président de « BVE 64 », a été chargé, quant à lui, d’animer le « Groupe de travail n°5 » consacré à « La maltraitance aux personnes âgées ». Tout au long de l’année, les intéressés ont fait de nombreuses propositions aux responsables du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques afin de mieux informer les seniors, de faire prendre conscience des conditions de vie réelles des personne âgées en perte d’autonomie et de faire adopter des mesures susceptibles d’améliore leur situation. On le voit, l’implication de l’association « Bien Vieillir Ensemble 64 » a été, là encore, multiforme et soutenue. -On terminera ce tour d’horizon des activités de notre association au cours de l’année 2009 en évoquant plus particulièrement les démarches entreprises auprès des Pouvoirs publics pour obtenir la nomination de « Personnes qualifiées » dans notre département. Une loi de 2002 prévoit, en effet, que, dans chaque département, le Préfet et le Président du Conseil Général doivent établir une liste de « personnes qualifiées » dont le rôle est de trouver des solutions, par le dialogue, aux conflits susceptibles de naître entre, notamment, les résidents et les établissements qui les accueillent. Saisie, récemment, par une adhérente de « BVE 64 » d’un conflit mineur opposant sa mère au responsable de la maison de retraite l’hébergeant, notre association a découvert avec surprise que, plus de sept ans après l’adoption de la loi en question, il n’existait toujours pas de « personnes qualifiées » dans le département des Pyrénées-Atlantiques » « BVE 64 » a donc demandé, le 7 octobre dernier, au Préfet et au Président du Conseil Général de procéder à ces nominations. Sans réponse des intéressés, notre association a renouvelé sa demande par lettre recommandées avec accusé de réception en date du 16 décembre 2009 ; Sans plus de sucés, il faut bien le reconnaître Confrontée à ce mutisme persistant ou, au mieux, à des réponses dilatoires, votre association a saisi, par courrier recommandé du 24 février 2010, la déléguée départementale du Médiateur de la République. Compte tenu des délais d’instruction habituels de ce type d’affaire nous ne devrions pas tarder à connaître la suite réservée à notre requête. Bien entendu, nous vous tiendrons immédiatement informés et nous espérons être prochainement en mesure de vous communiquer cette fameuse liste de « personnes qualifiées » dont le rôle est, rappelons le, de régler à l’amiable, par le dialogue, les petits différents avant qu’ils ne dégénèrent et ne soient ressentis par les personnes âges concernées comme une forme de maltraitance à leur égard. -On mentionnera, enfin, la participation active de « BVE 64 » au fonctionnement et à l’activité de la Fédération Nationale des Associations de Personnes Âgées Et de leurs Familles. En effet, le président et le vice-président de notre association sont membres du Conseil d’administration de cette organisation qui regroupe actuellement, en France, plus de 3.000 familles et une trentaine d’associations départementales semblables à « BVE 64 ». On arrêtera là ce tour d’horizon non exhaustif - des activités de l’association « Bien Vieillir Ensemble 64 » au cours de l’année 2009. Il montre, à l’évidence, qu’il reste « du grain à moudre » C’est ce dont nous allons maintenant vous parler plus brièvement, soyez rassurés ! en vous présentant le rapport d’orientation de l’association « Bien Vieillir Ensemble 64 » pour l’année 2010. ************************************************* Rapport d’orientation soumis à l’Assemblée Générale du 14 avril 2010 Le Conseil d’Administration propose les objectifs suivants en 2010 : 1)Augmentation du nombre de places disponibles dans les EHPAD du département. 2)Augmentation du nombre de soignants qualifiés affectés dans les ehpad 3)Réduction du « laissé à charge » des personnes âgées vivant en ehpad ou chez elles. 4)Association systématique du CODERPA à toutes les décisions du Conseil Général concernant les personnes âgées. 5)Désignation des « personnes qualifiées » prévues par la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 et l’article L-311.5 du code de l’action sociale et des familles. 6)Lutte contre les risques iatrogéniques et sécurisation des médications en ehpad 7)Lutte contre les déficits nutritionnels des personnes âgées. 8)Installation de Conseils de la Vie Sociale dans les ehpad qui en sont dépourvus 9)Poursuite du recrutement de nouveaux adhérents à « BVE 64 » et amélioration de leur information et de leur mobilisation. S’agissant de chacun des sujets proposés : • Point n°1 : Le Président pourrait continuer à le « piloter » car il a déjà donné lieu à plusieurs interventions de sa part ; • Point n° 2 : Le vice-président pourrait continuer à en assurer le pilotage (notamment sur la base de l’argumentaire intitulé « Des indicateurs de qualité pour les établissements pour personnes âgées » qu’il a rédigé sur le sujet) ; • Point n° 4 : Le Président et le Vice-président, membres du CODERPA des Pyrénées-Atlantiques, continueront à agir au sein du Conseil Général pour faire aboutir cette légitime revendication ; • Point n° 5 : Le vice-président pourrait continuer à gérer cette demande qui l’a amené, le 24 février 2010, à saisir de cette question la Déléguée départementale du Médiateur de la République ; • Point n° 9 : Un « plan d’action et d’organisation » a été mis au point lors du Conseil d’Administration du 18 mars 2010. • Points n° 6, 7 et 8 : sur ces trois points, la réflexion est beaucoup moins avancée que sur ceux qui précédent, mais : -La Commission n° 5 du CODERPA sur « La maltraitance aux personnes âgées », pilotée au sein du Conseil Général par le vice-président, devrait être en mesure d’établir prochainement une note de synthèse concernant tant les médications que le bilan nutritionnel. « BVE 64 » pourrait ensuite s’appuyer sur cette étude et s’en servir d’argumentaire sur ces deux questions ; -Sur la question des Conseils de la Vie Sociale, la FNAPAEF a beaucoup travaillé sur le sujet et a élaboré une importante documentation sur laquelle nous pourrons nous appuyer si nécessaire. Ces thèmes de réflexion et d’action sont l’affaire de tous. Chaque adhérent est invité à nous faire part de ses observations, de ses suggestions et, bien sur, de ses éventuelles critiques. Le Président Le vice-président Christian AGUERRE Guy ARMANTIER *****************************************
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